Les Images sont crépusculaires. Elles sont attirées par la lumière. Elles viennent matérialiser la Fée toute blanche, infiniment gracieuse, lunaire. Son visage est d'une douceur exemplaire. Elle est recueillie dans une sorte de solitude surnaturelle au milieu des loups et de la nuit invisible. Une Fée somnambule dans sa nudité magnifique de Jeune Femme à Marier.
Elle fait pleurer les ombres. Elle règne sur les ombres tant il émane d'elle d'amour abandonné comme disant « Regardez comme je marche. Regardez comme c'est beau. Regardez comme on ne peut plus détourner les yeux. » Elle est à elle toute seule une vision fascinante, un prodige visuel. Elle est une merveille de solitude abandonnée, une danse muette d'amour, une silhouette menue déambulant dans la nuit les yeux mi-clos rêvant sans doute de lumière et d'éblouissement. Le visage légèrement penché vers la gauche, elle soutient avec infiniment de compassion un désir éperdu d'Union quasi-mystique, le désir fou de rendre à la nuit inconsolable et grise sa tonalité magnifique, sa beauté étrange et sensuelle dont elle ne peut se passer. La nuit l'oppresse, mais elle ne peut s'en passer. Elle la maintient en elle pour ce qu'elle en ressent d'intensité. Elle ne vit pleinement que lorsqu'elle reflète l'espace d'un instant visuel la beauté des ombres.
Elle se désole intérieurement parce qu'elle ne comprend pas qu'on ne l'ai pas choisie. Elle pleure à longs sanglots tout en s'émerveillant de cette solitude éperdue, de cette merveille visuelle à laquelle elle donne progressivement forme. Elle est bouleversée.Il n'y a pas de rite. Il y a juste une démarche soutenue par un désir clair et la lumière crépusculaire. J'ai peur. La solution est certainement dans les images. Face aux images, je me recueille et je trouve progressivement la paix. LL